Frais de bouche, taxis : les dépenses folles de l'Opéra de Paris

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Frais de bouche, taxis : les dépenses folles de l'Opéra de Paris

Date: 15 September 2016 | 9:30 am

Gabegie, vous avez dit gabegie ? Après l’INA, Radio France, c’est au tour de l’Opéra de Paris de se voir épingler par la Cour des comptes pour son train de vain somptuaire. La juridiction financière a rendu public, mercredi 14 septembre, un rapport qui pointe les dépenses de la direction.

Rien que pour l’année 2014, les quatre dirigeants principaux de l’Opéra de Paris auraient dépensé plus de 200.000 euros en frais de bouche, frais de taxi et pour rénover… le bureau du nouveau directeur. 

Miam Miam

Diriger l’Opéra de Paris, ça creuse. Selon la Cour des comptes, les “frais de représentation” – qui comprennent essentiellement les frais de bouche – ont atteint la somme extravagante de 52.413 euros en 2014. Le rapport précise que la note est repartie entre seulement quatre postes : celui du directeur, du directeur adjoint, du directeur de la danse et du directeur musical. Une direction visiblement très gourmande, qui s’est expliquée auprès du “Parisien”.

“Nous n’allons pas dans des restaurants étoilés, nous ne commandons pas non plus des grands crus”, se défend Jean-Philippe Thiellay, le directeur adjoint de l’Opéra.

Avant de préciser :

“Ce sont des frais engagés pour entre autres, développer le mécénat, qui nous rapporte plus de 10 millions d’euros par an.”

Vroum Vroum

Il y a donc les notes de frais, mais ce n’est pas tout. Toujours selon le rapport de la Cour des comptes, les notes de taxis de la direction n’ont rien à envier à celles d’Agnès Saal, l’ancien présidente de l’INA, condamnée en avril pour détournements de biens publics.

Au total en 2014, environ 100.000 euros se seraient envolés en frais de transports au profit de la direction. Des pratiques qui ne sont pas nouvelles : à l’époque, une note de service tirait la sonnette d’alarme, expliquant que ces frais progressaient de 25% chaque année, précise “Le Parisien”.

Détail gênant : jusqu’en 2014, les quatre principaux dirigeants de l’institution disposaient pourtant… de voitures de fonction avec chauffeur aux frais de la princesse. En raison de son contrat, seul le chorégraphe Benjamin Millepied, – mari de l’actrice hollywoodienne Nathalie Portman – a continué à bénéficier de cet avantage pendant deux saisons supplémentaires.

“C’est pratiques font partie du passé”, assure aujourd’hui, Jean-Philippe Thiellay.

Enfin, la Cour des comptes souligne également le coût des travaux “réalisés au profit du nouveau directeur et de son assistante”, au Palais Garnier et à l’Opéra Bastille : 55.900 euros pour remettre au goût du jour les locaux, avec – entre autres – la pose d’une nouvelle moquette. Là encore, la direction jure que la dépense était proportionnée.

Le rapport de la Cour des comptes dans son intégralité :

 

L.B.

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