50 ans de "Star Trek" : avec Donald aussi, on est dans un autre monde

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50 ans de "Star Trek" : avec Donald aussi, on est dans un autre monde

Date: 12 September 2016 | 4:00 pm

Depuis quelques semaines, ça chauffe aux Etats-Unis. Hollywood est en émoi : c’est le 50e anniversaire de la création de “Star Trek”. Voilà donc cinquante piges qu’on se farcit les Klingons, les lunes de Triskelion, les anaphores du Captain Kirk, les mines agacées d’Uhura, les oreilles pointues de Leonard Nimoy et les loopings de l’Enterprise.

726 épisodes, treize films, des BD, des jeux vidéo, des bols à porridge, des romans, des études (“le Droit selon ‘Star Trek'”, “la Métaphysique de ‘Star Trek'”, “‘Star Trek’ et la religion”, ça rigole pas), des conventions, des clubs de fans… Un demi-siècle de répliques comme “Une fois de plus, nous avons sauvé la civilisation telle qu’on la connaît” (avec ketchup, impôts et fraises Tagada), “Cap tout droit sur Belenos du Crapzoin, et on verra demain matin”, “Juste avant qu’on ne passe en télétransport, j’ai vaporisé tout le bazar dans la salle des machines, où il n’y a pas de shimmy du tout”, “Ordinateur, ordine la valeur de pi jusqu’à la dernière décimale”, tout ça avant de mettre le Zomomatic en péritricot, pour lever les boucliers de Chapoustène avant l’arrivée dans la banlieue de Knokke-le-Zoute.

Juste pour célébrer l’anniversaire, il y a des réunions, des évocations, des émissions télé, des big fiestas. On est dans un autre monde, heureux contribuables.

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On est dans un monde où Bruce Willis et Sylvester Stallone soutiennent ardemment the Donald à la présidentielle américaine, où Kid Rock déclare : “Je le kiffe”, où Gary Busey (l’acteur de “Piranha 3D”) s’excite : “Je le connais. Il est vif”, où Charlie Sheen postule (sérieusement) pour le poste de vice-président, où Mike Tyson (l’un des héros de “Very Bad Trip”) explique que Donald gérera l’Amérique comme un business… Et ce n’est pas tout.

Aux manettes l’Enterprise

Côté cinéma, the Donald a encore droit au soutien de Kirstie Alley (scientologue dans le civil et actrice de “Star Trek” dans le pro), à celui de Stephen Baldwin (“Je l’aime”) et de Hulk Hogan (“Je veux être vice-président”, encore un). Que des phares de la pensée moderne.

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Cerise sur le gâteau, Donald vient d’obtenir une recrue de choix : Van Damme, le gars qui a constaté que “Si on enlevait l’air du ciel, tous les oiseaux tomberaient par terre, et les avions aussi”, qui s’est vanté de sa force (“Une noisette, j’la casse entre mes fesses, tu vois”), et qui a établi son credo : “Je crois en Dieu… Un plus un égale un. Y a Jean-Claude, y a Dieu, dans le même corps. Si on peut s’unifier, on devient ce qu’on appelle les miracles, we’re all one.” Avec ça, the Donald, il est paré pour devenir big boss de la Fédération des Planètes unies (où, je le rappelle, l’argent n’existe plus), entité qui envoie le Captain Kirk là où la main de l’homme n’a jamais mis le pied.

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JCV a fait l’éloge de Donald en soulignant que celui-ci “connaît tout, s’intéresse à tout”, donc il est super aware. Donc, aux manettes l’Enterprise, nul doute que le tandem Donald-Hulk Hogan serait formidable.

Les salopiauds de Klingons et les ordures rouges de Belenos du Crapzoin n’ont qu’à bien se tenir, vu qu’on va leur balancer des bombes atomitiziques ultra-top-mortelles et des phrases assassines, comme dans les comic books. Normal : le Donald dont je parle, c’est Donald Duck, évidemment.

François Forestier

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